Derrière la psychose des usurpations d'identité, un fabricant de broyeurs

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Derrière la psychose des usurpations d'identité, un fabricant de broyeurs

Message par micha le Sam 30 Juin - 23:54

Un bel exemple de manipulation grâce aux médias moutons qui répètent tout sans vérifier quoi que ce soit. Et j'avoue qu'il y a quelques années, lorsque ces reportages sont passés, je me suis fait complètement embobiner par leurs histoires de gens qui fouillent nos poubelles pour usurper notre identité.

L'enquête est signée Arrêt sur images et elle n'est accessible aux non-abonnés qu'aujourd'hui, donc désolé pour vidéos qui sont sur leur site et que je ne peux pas reposter ici. Elles sont disponibles , mais je ne sais pas si vous pourrez y accéder.


enquête le 28/06/2012 par Dan Israel
Derrière la psychose des usurpations d'identité, un fabricant de broyeurs !
Le chiffrage bidon des victimes était signé Crédoc

Il a été utilisé pour faire voter deux textes de loi (dont celle sur le fameux "fichier des honnêtes gens"). Cité à l'Assemblée nationale. Repris des dizaines de fois dans tous les médias depuis 2009. Et pourtant, le chiffre de plus de 200 000 Français qui seraient victimes chaque année d'une usurpation d'identité ne correspond en rien à la réalité mesurée par les services de police et la justice. Mais s'il bénéficie d'une telle crédibilité, c'est qu'il a été imposé dans le débat public par une étude du Crédoc. Financée par… un fabricant de broyeurs de documents. Après un zoom sur ses liens avec les géants de l'agroalimentaire, deuxième volet de notre enquête sur le business du Crédoc, consacré à un habile plan média qui a très bien réussi.

"Mesdames, Messieurs, on estime à plus de 200 000 personnes par an les victimes, en France, d'usurpation d'identité. Non seulement il s'agit d'une infraction particulièrement traumatisante pour ceux qui en souffrent (…) mais elle constitue aussi une étape nécessaire pour la commission d'autres infractions." C'est par ces mots que s'ouvre l'exposé des motifs de la proposition de loi sur la "protection de l'identité", présentée en juillet 2010 par les sénateurs UMP Jean-René Lecerf et Michel Houel. Le texte visait à faire équiper les cartes d'identité de puces électroniques contenant photos et les empreintes digitales, et à établir "une base centrale des titres d'identité", regroupant les données de tous les Français. Pour les législateurs, 200 000 personnes sont donc victimes chaque année d'une usurpation d'identité, un délit qui entretiendrait d'ailleurs un lien "particulièrement étroit" avec "crime organisé ou terrorisme".

L'argument semble persuasif : la loi établissant ce "fichier central biométrique", ou "fichier des gens honnêtes", comme il avait été largement renommé par ses adversaires, a été adoptée par le Parlement en mars 2012. C'est le journaliste d'Owni Jean-Marc Manach qui dénonce le mieux les risques liés à ce projet, qui sur le principe permettrait de "ficher l'ensemble de la population française", au prétexte de mieux la protéger, notamment de l'usurpation d'identité. "Le fichier des «gens honnêtes» ne permettra pas vraiment d’empêcher les faux et usages de faux, la fraude aux transports publics non plus que les faux mails ou profils Facebook. En revanche, il permettra aux services de police judiciaire d’accéder aux empreintes digitales de ceux qui y sont recensés dans le cadre d’enquêtes sur des infractions dont le lien avec l’usurpation d’identité est pour le moins «ténu, voire inexistant»", résumait, assassin, Manach en mars. Ses arguments ont rencontré ceux du Conseil constitutionnel, qui a censuré la loi, notamment au motif d'une "atteinte disproportionnée à la vie privée des personnes".

Ce n'était pas la première fois que les 200 000 victimes étaient citées à l'Assemblée. Cela avait déjà été le cas lors du vote en 2011 de la Loppsi (loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure), qui institue justement le délit d'usurpation d'identité dans son article 2 ("Le fait d'usurper l'identité d'un tiers ou de faire usage d'une ou plusieurs données de toute nature permettant de l'identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d'autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende"). En 2010, aussi, à l'occasion du contrôle de l'efficacité de l'Agence nationale des titres sécurisés.

Un chiffre martelé par toutes les têtes de gondole du PAF

Mais d'où sortent ces "plus de 200 000" victimes ? D'un rapport officiel du ministère de l'Intérieur ? D'une estimation élaborée par des syndicats de policiers ? Pas du tout. Ce chiffre trouve son origine dans une étude réalisée en juin 2009 par un chouchou des médias, le Crédoc.



Médiatisée en octobre de la même année, cette enquête (en PDF) du Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie concluait que "4% des Français déclarent avoir subi une usurpation d'identité dans les 10 dernières années".

Une estimation qui a connu une gloire médiatique immédiate. "4,2% des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d'une usurpation d'identité pendant les dix dernières années, pointe illico l'AFP. «Cela représente plus de 210 000 cas avérés chaque année, un chiffre plus important que les cambriolages à domicile (150 000) et que les vols d'automobiles (130 000)», souligne l'enquête."

Reuters confirme : "Ce phénomène coûterait plus de 1 500 euros à chaque victime et serait très mal pris en charge par les autorités, ajoute le Credoc. (…) Après une autre étude menée sur internet auprès de 300 victimes, l'organisme a conclu que 10% étaient tombées gravement malades et 13% avaient été assignées en justice. Un cinquième ont dit être sorties traumatisées de l'expérience". Diantre ! Conclusion du Crédoc, et des agences : "Les conséquences du problème sont «largement sous-estimées par les autorités»."

Se faire voler ses papiers ou des informations personnelles qui permettent à un escroc "d'emprunter" votre identité civile ou administrative, l'expérience a de quoi ébranler, c'est certain. Surtout qu'en 2009, l'usurpation d'identité n'était pas punie d'une peine précise. L'identification facile avec les victimes, et l'ampleur annoncée du phénomène, ont créé un déclic dans le paysage médiatique. En quelques jours, le sujet est partout. De La Croix à Libération, bien mis en avant dans Le Parisien, mais aussi à la télévision…
Où depuis trois ans, toutes les têtes de gondoles de l'information martèlent "le" chiffre.

L'opportune conférence de presse

Mais dans leur empressement à relayer ce grave motif d'inquiétude, les télés, et certains journaux, ont négligé de préciser un léger détail. L'étude siglée Crédoc a été commandée, et médiatisée, par Fellowes, une entreprise de fournitures de bureau qui produit notamment… des broyeurs de documents. Une information au mieux glissée au détour d'une phrase dans les articles. Pourtant, elle explique sans aucun doute pourquoi lors de la conférence de presse, l'accent a largement été mis sur le danger que représentent nos poubelles. Le message est simple : ne jetez pas vos documents administratifs dans une banale corbeille, on pourrait vous les voler ! D'ailleurs, une étude précédente du Crédoc est là pour le prouver. Réalisée en 2008, toujours pour Fellowes, cette enquête (dossier de presse en PDF ici) se proposait d'étudier "les poubelles des entreprises et des ménages en Ile de France". Ô surprise, elle avait conclu que "chez les ménages, près de 80% des poubelles contenaient 1 document pouvant servir à l’usurpation d’identité".

Ces deux études en main, Fellowes peut communiquer à l'aise. Le message est simple : il vaut bien mieux détruire ses documents sensibles avant de les jeter à la poubelle. Par exemple, même si rien n'est explicitement formulé, en les confiant à un petit broyeur, si pratique… Pour répandre au mieux cette idée, l'entreprise, flanquée d'une agence de communication, a organisé une conférence de presse le 6 octobre 2009. C'est ce jour-là que les médias ont commencé à relayer le chiffre des 200 000 victimes. Et rien n'avait été laissé au hasard : étaient présents deux "experts" en fraude documentaire, Christian Fauvel, ancien commandant de police, formateur dans les écoles de police et à la police aux frontières (PAF), et Christophe Naudin, membre du Département Criminologie de l'Université Paris-II, organisé autour des très médiatiques Xavier Raufer et François Haut.

Contacté par @si, Fauvel se rappelle très bien de cette conférence de presse. "J'étais présent pour faire une présentation générale de la fraude documentaire, raconte-t-il. Fellowes avait décidé de faire un peu de bruit pour lancer son matériel en France et avait demandé à Christophe Naudin d'être présent. Il m'avait contacté parce qu'à l'époque, il était surtout spécialisé dans la biométrie. Je n'étais plus en activité, j'ai accepté." Fauvel assure que l'autorisation du ministère de l'Intérieur avait été sollicitée pour sa présence, mais reconnaît que la médiatisation a été telle que "ça a un peu grogné du côté de la PAF de me voir associé à ça". Il indique avoir "été payé pour venir, bien sûr". Naudin, lui, n'est pas tout à fait d'accord avec le terme. "J'ai travaillé avec Fellowes pendant plusieurs années, je leur apporte mon regard de spécialiste, mais on ne peut pas dire que je suis vraiment payé pour ça, assure-t-il à @si. Tout au plus, on me défraye, ils payent mes déplacements ou me dédommagent pour les textes que je rédige, c'est comme si je participais à un colloque."

Fouillons les poubelles pour les caméras !

Comment le criminologue explique-t-il la tenue de cette conférence de presse ? "Fellowes ne cherchait pas à communiquer directement sur sa marque. Ils financent une partie de certaines études scientifiques, comme d'autres entreprises financent des expos d'art", ose-t-il. Mais plus loin dans la discussion, il reconnaît volontiers l'intérêt retiré par l'entreprise à la médiatisation de cette étude, puisqu'elle "vend de la confidentialité". Mais, insiste-t-il, "de ce que j'ai vu, jamais Fellowes n'a exercé de pression pour obtenir des chiffres qui les arrangent, ils prennent les choses telles qu'elles sont".

L'entreprise aurait bien tort de procéder autrement. Les médias se chargent seuls de répercuter le message, soigneusement calibré. Suite à la publication de l'étude, un grand nombre de reportages incluent le témoignage du chercheur du Crédoc en charge des deux études pour Fellowes, qui indique bien qu'il est plus sûr de détruire ses documents confidentiels. Et pour appuyer la démonstration, on retrouve Christophe Naudin, les mains dans le cambouis, ou plutôt les poubelles.

Efficacité visuelle garantie !

Accordons une mention spéciale au premier reportage du 20 heures de France 2, en mai 2009. Avant de donner la parole au représentant du Crédoc, il cite un "chercheur" qui "est allé fouiller dans nos poubelles", en le présentant comme issu d'un fantaisiste "Centre de recherche et de documentation française". Le reportage, bien sûr, ne mentionne pas Fellowes, mais pousse pourtant l'obligeance jusqu'à montrer comment fonctionne un broyeur de documents, en utilisant, comme il se doit, un appareil de la bonne marque.

Hommage discret : "Le remède est pourtant simple, c'est la solution confettis."


Protégeons-nous de nos poubelles ! Ce credo a aussi bien été compris par les journaux, comme Le Parisien ou Ouest France, qui s'est même fendu d'un article en mars 2010 incitant carrément à acheter un broyeur, "arme anti-espionnage de nos poubelles", et donnant la parole à la directrice marketing de Fellowes France.

Une victime très télégénique

Mais un bon concept ne fait pas tout. Pour "vendre" un sujet, il faut proposer aux journalistes une "belle histoire" sur laquelle ils pourront s'appuyer. Et au moment de sa conférence de presse, Fellowes a été particulièrement bien servie par l'actualité, en la personne de Loïc-Xavier Laroche. Cet homme de 29 ans à l'époque, habitant près de Roanne, a été victime de plusieurs usurpations d'identité : quatre ou cinq personnes se sont servies de ses noms, dates de naissance et numéro de sécurité sociale, pour se faire faire des cartes d'identité ou des papiers administratifs. Les escrocs en ont profité pour multiplier les incidents bancaires, frauder le fisc ou multiplier les prêts à la consommation. Et tout lui retombe sur le dos. Au niveau national, c'est RTL qui lui donne la parole en premier, en mai 2009. "Cela faisait cinq ans que j'étais dans cette situation inextricable, et l'administration et la justice ne faisaient rien pour me sortir de là. J'ai fait une tentative de suicide, et mes parents ont décidé de parler de mon cas", détaille Loïc-Xavier Laroche à @si.

Ses parents contactent le quotidien Le Progrès, qui lui consacre un reportage, suivi de l'antenne locale de France 3. RTL prend le relais, et c'est l'explosion. "Ma première télé a été sur France5, dans C à dire, en mai 2009 face à Thierry Guerrier, se remémore Laroche. Ensuite, des JT, et beaucoup d'émissions. Pour moi, le but était de faire parler de mon dossier, dénoncer l'inaction des pouvoirs publics, et alerter sur cette situation très grave qui peut arriver à tout le monde." La présence de Laroche dans les médias est impressionnante : journaux télévisés, reportages, invitations en plateaux…
Il apparaît des dizaines de fois à l'écran.

L'émergence médiatique de celui qui incarne désormais les victimes d'usurpation d'identité ne doit rien à Fellowes. Du moins, pas au début. "Après quelques semaines, durant l'été, j'ai été contacté par l'agence de communication qui travaillait pour l'entreprise, qui m'a invité à participer à leur conférence de presse", indique Laroche. L'entreprise ne pouvait en effet pas rater un tel cas. En l'invitant, elle se garantissait de plus fortes reprises. L'ex-policier Christian Fauvel confirme : "Au départ, l'événement devait être assez limité, on pensait n'intéresser que les journaux spécialisés. Mais avec le cas de M. Laroche dans tous les esprits, on s'est retrouvés devant énormément de journalistes, français mais aussi belges."

De son côté, Laroche assure ne plus jamais avoir été en contact avec Fellowes après cet événement, et indique que les journalistes l'ont toujours contacté directement. Gageons qu'ils n'ont pas dû avoir beaucoup de mal à trouver son numéro de téléphone : dans le semaines suivant le 6 octobre 2009, l'immense majorité des reportages consacrés à l'étude du Crédoc incluaient le témoignage de Christophe Naudin, mais aussi de cette victime si éclatante.

Et pour les internautes curieux, un magnifique site, SécurisezVotreidentité.com, a aussi été mis sur pied par l'entreprise (comme l'atteste cet annuaire des créateurs de sites).

On y retrouve des vidéos de la directrice marketing de Fellowes, de Naudin et de Laroche.

200 000 victimes ? Guéant en voyait moins de la moitié

S'il n'est en rien inféodé au fabricant de broyeurs, Loïc-Xavier Laroche n'en est pas moins convaincu de la justesse de son action. Toujours en attente du règlement de son cauchemar administratif, révolté par l'inaction des pouvoirs, jugeant que la loi voté en 2011 "est une plaisanterie vu les peines ridicules qu'elle réserve aux faussaires", il estime qu'il aurait "pu crever la gueule ouverte sans que personne ne bouge". Et il croit fermement aux estimations du Crédoc : "Il y a plus de 200 000 personnes victimes chaque année, c'est certain. Et le chiffre augmente tous les ans!", assure-t-il.

Et pourtant, la construction de ce chiffre si marquant est franchement fantaisiste. Même s'il reconnaît ne pas disposer d'outils statistiques totalement fiables, l'Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale a compté, pour 2009, 13 900 faits de fraude documentaire ou d'identité déclarés à la police. C'est ce que signalait le sénateur François Pillet dans un rapport établi au nom de la commission des lois en avril 2011 (déjà relayé en juillet 2011 par Jean-Marc Manach sur Owni). Ce chiffre peut certes être contesté. "Ces statistiques sont sujettes à caution, car elles dépendent beaucoup de la façon dont la plainte initiale est entrée dans le système par le policier. Il n'existe en effet pas dans nos logiciels de catégorie spécifique sur l'usurpation d'identité, nuance le service de communication de la police à @si. De plus, évidemment, il faut que la victime porte plainte pour que nous prenions son cas en compte." En juillet 2011, interrogé à l'Assemblée nationale, Claude Guéant, alors ministre de l'Intérieur, estimait lui le chiffre exact à "environ 80 000 usurpations d’identité annuelles".

Presque 15 000 ou environ 80 000 ? Quoi qu'il en soit, on est loin des "plus de 210 000" cas annuels du Crédoc. Comment expliquer cet écart ? Nous aurions aimé poser la question au Crédoc, mais malgré des demandes répétées, personne ne nous a répondu. Le sénateur Pillet affiche en tout cas des "doutes sérieux" sur la méthodologie de l'association, qui se basait sur un sondage. 2000 personnes se sont vu poser la question suivante: "Depuis 1999 avez-vous été victime d'une usurpation d'identité, c'est-à-dire l'usage à des fins malhonnêtes de données personnelles afin de contracter un emprunt, de prendre une carte de crédit ou de réaliser toute action interdite par la loi avec votre identité ?". Le nombre de réponses positives a ensuite "été rapporté à la population française, puis divisé par le nombre d'années écoulées depuis 1999, pour obtenir le chiffre de 210 000 usurpations d'identité par an". Un calcul statistique contestable. Qui plus est, la question posée reposait "sur une définition très large de l'usurpation d'identité", puisqu'elle concernait l'"usage de données personnelles", et non l'utilisation de l'identité des sondés. Autrement dit, elle pouvait concerner, souligne le sénateur, "l'usage frauduleux de titres de paiement, qu'il s'agisse de cartes bancaires (61 000 faits de ce type constatés (…) en 2009) ou de chèques volés (50000 en 2009)", voire à "l'utilisation frauduleuse de codes d'accès personnels à des services électroniques".

Le Crédoc ne travaille plus pour fellowes

Qu'en disent les experts recrutés par Fellowes ? L'ex-policier Fauvel convient aisément qu'il "ne faut pas prendre ce chiffre au pied de la lettre, même si le phénomène est vraiment flagrant, existant, et en augmentation". Le criminologue Christophe Naudin est dans une posture plus délicate, puisqu'il explique avoir été chargé "de vérifier la cohérence des chiffres avancés". "Il ne s'agit pas de 210 000 usurpations d'identité par an, la réalité des faits a été transformée pour des questions de com'", reconnaît-il, arguant que son "langage est trop technique" pour être compris par le grand public. Selon lui, on compte bien plus de 200 000 "infractions identitaires" par an, mais toutes ne correspondent pas à des usurpations d'identité. Dans ce lot, il faudrait aussi compter, par exemple, tous les sans-papiers qui se fabriquent de faux passeports en s'inventant un nom.

Totalement farfelu, donc, mais pas complètement discrédité : le chiffre du Crédoc réapparaît encore parfois. Pas du fait de l'organisme, qui ne se penche plus sur la question : devant l'utilisation qui a été faite de son travail, la direction du Crédoc a décidé de ne plus travailler avec Fellowes. Pas grave, le fabricant de broyeurs a eu recours fin 2011 au sondeur CSA, pour un nouveau tour de manège médiatique. Ainsi, Le Parisien relevait le 7 octobre 2011 que "deux Français sur trois jugent «élevé» le risque d'usurpation d'identité". Et dès le premier paragraphe, on pouvait encore y lire que "selon les chiffres officiels, plus de 210 000 personnes en sont victimes chaque année".


Source : http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5061
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